CHÈRE LECTRICE, CHER LECTEUR
J’ose espérer que l’année qui touche à sa fin est à l’image de l’avent pour la Conférence centrale. Autrement dit, une année annonçant un renouveau, que nous attendons avec espoir, ou plutôt vers lequel nous nous dirigeons résolument.
Quels ont été les événements porteurs d’espoir en 2024 ? La Conférence centrale et la Conférence des évêques suisses (CES) ont pu signer trois contrats de coopération avec des partenaires :
- Un contrat pour la création du service « Éthique et société » a été conclu avec Action de carême. Deux collaboratrices ou collaborateurs sont actuellement recherchés.
- Les bases du service « Abus dans le contexte ecclésial » ont été posées et les différentes mesures en matière de prévention et d’intervention ont été définies avec la KOVOS (Conférence des Unions des Ordres et des autres communautés de vie consacrée en Suisse). Le 1erjuillet 2024, le service a été transféré à la Conférence centrale. Il sera renforcé par Annegret Schär et Mari Carmen Avila dès le 1er janvier 2025.
- Un contrat pour la création d’un bureau de coordination œcuménique à l’échelon national « Aumônerie dans les services de santé » a été signé avec l’Église évangélique réformée de Suisse (EERS).
Par ailleurs, la CES et la Conférence centrale ont posé les bases de la Commission nationale Synodalité par l’adoption des statuts et le financement correspondant. Celle-ci est chargée d’établir des processus de travail synodal et de décision durant une phase d’essai de cinq ans. En novembre, Fredy Bihler a entamé son travail en tant que directeur de la commission et la première « Journée de la synodalité » s’est tenue en décembre à Engelberg en présence des évêques et de la présidence de la Conférence centrale.
La comparaison avec l’avent s’arrête naturellement ici. Il ne s’agit en effet pas de l’annonce du royaume de Dieu, mais uniquement des renforcements structurels de notre Église. Or si l’Église veut être à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain, selon le dernier Concile (Lumen Gentium 1), elle a aujourd’hui un grand besoin d’Esprit Saint et de bénédiction pour accomplir cette tâche. Je suis certain que les semences mises en terre en 2024 produiront des fruits salutaires.
Les collaboratrices et collaborateurs de la Conférence centrale et moi-même vous souhaitons un joyeux Noël.
Urs Brosi |